Pour les données publiques européennes, les journalistes belges retournent à l’école
A training day on European open data and their use by media will take place next tuesday (February 28), on the Representation of European Commission in Belgium’s initiative. This project aims at helping journalists to identify and decipher relevant European public data, according to the topic they want to cover, and by this way, bringing Europe closer to its citizens. But on this last point, Maxence Peniguet reminds us the difficulty to reach all the Europeans when public data are only available in English, French and German. Read more on the following Maxence Peniguet’s article (in French)…
Le 28 février aura lieu pour la première fois en Belgique une journée de formation sur les open data européennes et leur utilisation par les médias en place. Une initiative de la représentation de la Commission européenne en Belgique et effectuée par Damien Van Achter, qui vise à remplir un objectif toujours en vue de l’Union européenne : aller vers le citoyen.
Depuis que l’Europe est en partie unie au sein de l’Union européenne (et des communautés), elle cherche, sans vraiment y arriver, à s’adresser à ses citoyens, dans les villes comme dans les campagnes les plus profondes.
La dernière initiative, qui sera soumise à expérience la semaine prochaine, s’avère intéressante. Pris dans la mode de l’exploitation des open data (les données publiques très facilement disponibles à tous), une première masterclass pour les journalistes belges sur les data européennes aura lieu le 28 février, à Eghezzée. Damien Van Achter, aux manettes de la journée, a d’abord organisé des masterclasses pour ses élèves de l’IHECS.
“Identifier pour les journalistes les sites les plus importants”
“L’idée vient de la représentation de la Commission européenne en Belgique. Le Chef de la Représentation [Willy Helin, NDLR], ancien journaliste de l’agence Belga, ancien porte-parole de commissaires européens, accorde une attention particulière à la presse”, explique Katherine Laminne, responsable information et communication de la représentation.
Devant la difficulté de l’utilisation des sites internet de l’Union européenne qui “sont parfois très lourds et demandent un certain pilotage”, le but est donc pour la Commission “d’identifier pour les journalistes les sites les plus porteurs (…), les sites les plus importants par domaine d’activité.” On citera par exemple la plateforme d’Eurostat avec ses statistiques diverses et variées sur la vie des habitants du continent, mais aussi Europol et Eurojust.
Des données en 23 langues, une formation pour tous les journalistes
On ne peut que saluer l’expérience de la Commission européenne. On ne peut toutefois que regretter l’absence du multilinguisme dans l’utilisation des sites susmentionnés hébergeant les données publiques. Les deux derniers ne sont disponibles qu’exclusivement en anglais, Eurostat étant quant à lui disponible en anglais, allemand et en français. Tout ceci rend donc difficile, pour la majorité des citoyens de l’Union européenne, l’accès à ses propres données.
Enfin, à l’avenir, il faudrait penser à la généralisation de ce genre de formation pour les professionnels de l’information, pour que tous, sans discrimination (la présente étant réservée aux journalistes belges faisant partie de groupes médias établis), puissent découvrir les possibilités offertes par l’exploitation des données publiques. Les écoles de journalisme ont, elles, tout intérêt à intégrer cela dans leurs cursus.
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